mercredi 6 mai 2009

METRO reçoit Guillaume MUSSO « J'écris avant tout pour les lecteurs »

A lire dans le quotidien METRO et sur le site www.metrofrance.com

GUILLAUME MUSSO « J'écris avant tout pour les lecteurs »

Un an après le succès de « Je reviens te chercher », Guillaume Musso est de retour avec « Que serais-je sans toi » (XO), l'histoire de la belle et tourmentée Gabrielle, partagée entre les deux hommes de sa vie. D'un côté son père Archibald, cambrioleur de renommée international, de l'autre son premier amour Martin, flic de choc à sa poursuite. Un roman trépidant, entre romance, thriller et fantastique, que l'écrivain est venu présenter hier à Metro.

« Que serais-je sans toi » est déjà votre sixième roman. Avez-vous l'impression que les choses sont allées vite dans votre carrière d'écrivain ?
Oui, le succès est venu vite et le bouche à oreille n'a fait que l'amplifier. Et chaque année il y a ce bonheur de revenir devant les lecteurs pour leur présenter le résultat de mon travail. J'écris tous les jours, à partir de 7 heures du matin, jusqu'à 11h ou midi. Autrefois j'écrivais la nuit, lorsque j'étais professeur la journée. Je peux travailler dans plein d'endroits, à la terrasse d'un café, dans les aéroports où me sont venus beaucoup d'idées de personnages, etc.

Vous êtes un auteur à succès dont on attend la production annuelle chaque année. C'est un statut qui vous convient ?
Rien ne me pousse à sortir un livre. Je n'écris pas pour moi ou pour mon éditeur, encore moins pour les critiques, mais pour les lecteurs. Brel disait qu'il chanterait sur scène tant qu'il aurait l'envie. Dans mon cas l'envie d'écrire est là et je trouve l'attente des lecteurs plutôt stimulante. Depuis que le roman est sorti il y a quelques jours, j'ai reçu plus de 400 mails de gens qui me disent ce qu'ils en ont pensé ! Tout ça constitue un moteur positif, l'envie de faire aussi bien que le livre précédent. Je prends le métro tous les matins et lorsque je crois quelqu'un qui lit mon roman, il n'y a rien de plus gratifiant.

Vos chapitres sont courts, la narration avance vite. Avez-vous l'impression d'écrire des livres adaptés au monde contemporain dans lequel tout va très vite ?
Adaptés au monde contemporain oui, mais pas parce que les gens ont moins le temps de lire. Disons que je suis quelqu'un qui a découvert Flaubert et Proust à 14 ou 15 ans en même temps qu'il découvrait « Retour vers le futur », Stephen King, les mangas et le côté addictif des séries télé. Il y a un côté générationnel qui fait que j'essaie de rendre ma narration accessible, fluide pour les gens de ma génération. Mais attention, je suis aussi bien lu par l'ado coréenne de 14 ans que la grand-mère de 97 ans aveugle qui se fait lire mes histoires par sa fille !

La pub radio du livre fait penser à une bande-annonce de film. Quelle image, quel personnage a enclenché l'écriture de « Que je serais-je sans toi » ?
J'avais envie de parler du poids du premier amour, son côté inoubliable, mais j'avais aussi une image récurrente, celle d'une femme qui réparait un hydravion près d'un plan d'eau à San Francisco. Mes romans peuvent être lus guidés par le plaisir d'aborder une bonne histoire, mais j'aime aussi introduire un deuxième niveau de lecture avec dans celui-ci une référence au mythe d'Orphée aux enfers, mais aussi à Corneille avec le choix impossible entre le père et l'amant.

Les critiques ne sont pas toujours tendres avec vous…
Certains critiques m'ont peiné il y a trois ou quatre ans. Ensuite j'y ai été indifférent et aujourd'hui j'arrive à en rire lorsque le type dit que j'écris mal alors qu'il y a trois fautes de français flagrantes dans son article. Il y a plus d'un mois, j'ai lu un papier de quelqu'un qui disait que le nouveau Musso reprenait les mêmes recettes que les précédents alors que je n'avais pas encore remis mon manuscrit à mon éditeur !

Même si vous ne pratiquez pas l'autofiction comme beaucoup de vos contemporains, quelle est la part de votre vie dans vos romans ?
Je ne pratique pas l'autofiction mais c'est un genre qui me plaît. Le dernier livre d'Annie Ernaux, « Les Années », c'est un chef d'oeuvre. Lorsqu'elle parle d'elle, elle parle de moi aussi. J'aime aussi beaucoup Emmanuel Carrère. Mais je ne suis pas quelqu'un qui parle de sa vie, du style « Guillaume se lève le matin et prépare son café ». En revanche il y a une part de moi très forte dans chacun de mes romans. J'ai écrit « Seras-tu là » quand mon père m'a annoncé qu'il avait un cancer de gorge. Je me suis dit que j'aimerais pouvoir retourner au moment où il a allumé sa première cigarette et lui dire « non, laisse tomber ». Dans le nouveau le jeune Martin qui s'en va travailler aux Etats-Unis l'âge de 20 ans n'est pas loin du jeune Guillaume qui est allé travailler à New York à 19 ans. Mes livres sont nourris de mon expérience mais « sublimés », malaxés pour en faire une histoire fictionnelle.

« Et après » a été adapté au cinéma. Satisfait ?
J'en suis très fier. Le résultat est assez sombre, visuellement magnifique, la musique est sublime, mais l'ensemble a désarçonné pas mal de lecteurs qui s'attendaient à une simple mise image. C'est un vieux débat : adapter, est-ce trahir ? Je suis content de ce premier essai et il y a trois autres projets d'adaptation en cours, « Parce que je t'aime » chez UGC », « Seras-tu là » qui avait été racheté par le regretté Christian Fechner et nous sommes en négociation pour « Sauve-moi ».

Avez-vous envie de vous impliquer plus dans ce domaine ?
On m'a proposé d'écrire l'adaptation de mes livres, ou de bosser sur des scénarios originaux mais pour l'instant j'ai toujours refusé. J'aimerais écrire une comédie romantique à la « Quatre mariage et un enterrement » ou « Quand Harry rencontre Sally ». Des histoires drôles et intelligentes dont je trouve qu'on n'a pas encore l'équivalent chez nous.

Propos recueillis par Jérôme Vermelin METRO FRANCE

COMMENTAIRES DE Guillaume MUSSO à L'ACTU
REACTIONS


Sur le commerce équitable

« Lorsque j'étais prof d'éco, j'aimais bien décomposer le prix d'un basket de marque, afin que mes élèves comprennent la différence entre le coût de fabrication et le prix de vente, et surtout à qui bénéficie la somme intermédiaire. Le commerce équitable est un concept qui permet de gommer les effets pervers de la mondialisation… et nous retire ce sentiment de culpabilité qu'on peut parfois éprouver en achetant certains produits. »



Sur les Européennes

« Lorsqu'on le sait que 70% de nos lois sont des transpositions de directives européennes, je suis toujours étonné de voir à quel point les Français se désintéressent de ces élections. Ils comprendraient mieux pourquoi Sarkozy, le gouvernement, ne peuvent pas tout. En même temps je regrette le manque de gouvernance économique de l'Europe car malgré la monnaie unique, je crois que c'est ce qui empêche l'émergence d'un véritable gouvernement. »


Sur les prisons

« Les gens en prison ont été condamnés à être enfermés, pas humiliés, et la France du souci à se faire. Franchement ça ne me dérangerait pas de payer davantage d'impôts pour améliorer la situation des prisons. J'aimerais y organiser des ateliers d'écriture car il faut trouver des solutions pour qu'elle ne soient plus uniquement des lieux où l'ont produit et reproduit la violence. »



Sur ses livres du moment


« Je ne suis pas sectaire. En ce moment je lis le journal de Joyce Carol Oates. Elle décrit à merveille les tourments intérieurs d'un auteur. Je lis aussi le dernier Maxime Chatham, quelqu'un que je connais et que j'apprécie beaucoup personnellement. Et je viens de relire l'un de mes livres de chevet « Les Hauts de Hurlevent » d'Emily Brönte.


Sur la télé

« Pendant longtemps je n'en ai pas eu. Je l'avais mis à la cave, car j'en avais ras le bol de l'ouvrir dès que je rentrais chez moi, presque par réflexe. Aujourd'hui je m'en sers pour regarder des DVD, notamment les séries américaines que j'adore comme Six Feet Under, les Sopranos, Lost ou Dexter. Ce sont des œuvres politiquement incorrectes qui savent divertir en abordant des thèmes graves »


Sur le foot

« La Ligue des Champions, c'est l'occasion de se retrouver en famille avec mon père et mon petit frère, quel que soit l'affiche à vrai dire. Supporter ? Je vis à Paris mais je suis originaire d'Antibes, où tout le monde est pour l'OM. Lorsque je redescends dans le Sud, je fait mine d'être pour le PSG, histoire d'animer les conversations ! »


Frédéric HENRY
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Communiqué envoyé le 06.05.2009 22:50:24 via le site Categorynet.com dans la rubrique Médias / Presse

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